patrimoine

Histoire


De la préhistoire à nos jours

Époque préhistorique
Le territoire de «Donges» n’a pas le même tracé qu’à l’heure actuelle : la région est constituée de nombreuses petites îles, dont «Donges», et de nombreuses voies de navigation, souvent marécageuses.
De nombreux vestiges datant du Paléolithique (âge de la pierre taillée, de 29.000 à 10.000 avant JC) sont découverts sur la butte de Sem (outils) ainsi que dans la Loire (pirogues monoxyles).
Durant le néolithique (âge de la pierre polie de 5000 à 1800 avant J.C.), un peuplement très ancien et très actif de la zone est également révélé par des archéologues (vers 1880) qui ont relevé une quinzaine de sites et des vestiges mégalithiques, dont celui de la Vacherie.
L'âge des métaux (cuivre, bronze, fer) est une époque charnière. Les Celtes déferlent sur tout le territoire et la tribu des Vénètes s'installe dans l'Ouest. Ceux-ci sont battus en 56 avant J.C. par César, et toute la Gaule devient ainsi romaine. Notre région profite de son important commerce minier grâce à son port gallo-romain Corbilo.
 
Vers 370
Le village de Donges apparaît et aurait, de par son implantation géographique, été un point conséquent pour le commerce régional. Cependant, des invasions régulières (Saxons, Bretons, Barbares) marquent notre région et contribuent au déclin progressif du port.

Vers 907
Les Vikings attaquent Nantes et Orléans en remontant la Loire, saccageant et pillant tout sur leur passage. 

En 937
Nantes devient la capitale bretonne et débute ainsi le système féodal
.



Au XIème siècle
Le comte de Nantes décide la construction d'un château-fort à Donges
, afin de protéger la rive nord de la Loire. Le premier Vicomte de Donges réside dans ce château-fort aux bords de la Loire, dans l'ancien bourg.

En 1125
Le château-fort est détruit sur ordre de Conan III le Gros en guise de représailles envers Savaric, le Vicomte de l'époque.
Les Vicomtes s'établissent alors dans la forteresse du Lorieuc au milieu des marais de Crossac. Cette forteresse fut probablement ruinée au XVIIème siècle et ne fut jamais reconstruite.

Au XIIIème siècle
Donges porte le titre de ville avec son château-fort, son prieuré, son église, le bourg des moines et celui du Vicomte, son port, ses foires.

Au XVIIème siècle
Les droits féodaux sont en vigueur et appliqués dans les diverses seigneuries.
La Chapelle de Bonne Nouvelle est par ailleurs construite par une famille de notables, les Jamet de la Basse-Angle (quartier d'Assac), en hommage à la Vierge, pour avoir échappé à un naufrage. De nos jours, au 15 août, une messe y est dite.

Au XVIIIème siècle
Donges n'est plus qu'un petit village de pêcheurs
, les Seigneurs préférant s'établir dans des demeures plus agréables et qui les rapprochent de leurs activités. Bien que propriétaires fonciers aux revenus encore considérables, mais loin des préoccupations locales, les Vicomtes n'auront plus au fil du temps qu'un rôle politique de plus en plus modeste. De nombreuses seigneuries vassales vont opérer dès lors un contrôle notamment sur les axes de circulation navigables (droits de passages, écluses, gués...).
C'est la fin des derniers Vicomtes possédant Donges (Félicité de Lopriac - 1764 à 1794 - est décédée sous la hache révolutionnaire). C'est une période de transition entre l'ancien et le nouveau pouvoir.



En 1722
Les juridictions seigneuriales ne peuvent plus condamner à mort
, tel le Prieuré pour la haute, moyenne et basse justice.

De 1771 à 1825
D'importants travaux de dessèchement des marais de Donges sont effectués par la Cie Debray.
Un syndicat de propriétaires est créé et assure l'alimentation et l' entretien des marais. Cependant, la répartition des terres asséchées et la perception de l'impôt soulèvent de nombreuses et vives protestations.

En 1793
Donges est occupé durant 3 jours
par les Blancs (du 14 au 17 mars), ce qui inspire Georges Sand pour "Cadio" durant ses séjours à le ferme de la Vacherie.
Le massacre des Vendéens : surpris par la marée montante, ils ont été tués dans les marais à la "Fosse au Jaut" par les Républicains.
Date du premier recensement sur la commune : 2112 habitants.
La population est essentiellement composée d'agriculteurs et de marins faisant commere à partir du Port de Paimboeuf, ce qui explique le nombre de moulins à vent sur Donges (19 dont le plus connu est le moulin Prieur sur la butte de Jouy).
Durant cette période, deux personnalités marquent la ville : Emmanuel Halgan et Pierre-Sébastien Boulay-Paty.

En 1851
La ligne Paris-Nantes est inaugurée. Deux ans plus tard, un décret autorise le passage du train à Donges.
C'est aux chantiers navals et aux hauts fourneaux de Trignac que la commune doit son entrée dans l'ère industrielle.


 
Pendant la Première Guerre Mondiale, le port de Saint-Nazaire est encombré par l’arrivée de matériel américain et anglais. La nécessité de construire des appontements se fait alors sentir.

En 1917
Le port de Donges est lancé pour pouvoir désengorger Saint-Nazaire. La Compagnie des Chemins de Fer Paris-Orléans assure la réalisation de plusieurs structures destinées à recevoir le charbon et les produits pétroliers raffinés. La Société Paul PAIX est à l’origine des premiers entrepôts pétroliers et deviendra deux ans plus tard la Cie des produits du pétrole (COPP).

En 1920
Des compagnies de navigation et de chemin de fer créent une société “Les Consommateurs de Pétrole”.

En 1932
C’est le début du traitement du pétrole brut sur le site grâce à l’unité Foster Wheeler, suivie d’une seconde en 1935. Entre-temps, la société Pechelbronn, issue du bassin alsacien, s’est installée à Donges. Elle peut bénéficier des facilités d’importation de bruts étrangers pour la fabrication de l’essence.

Puis vint la guerre... Donges a particulièrement souffert de la Seconde Guerre Mondiale.

Dès juin 1940
Les allemands entrent à Donges et réquisitionnent le matériel et les réservoirs
.
La ville a subi pas moins de 10 bombardements aériens (9 alliés, 1 allemand).


 
Les 24 et 25 juillet 1944
Les deux grands bombardements détruisent entièrement le bourg.
Le bourg a donc été reconstruit à l’intérieur des terres, à l’exception de la ligne des chemins de fer qui a gardé son emplacement d’origine.
Peu à peu, la ville voit apparaître trois types d’habitats (ceux des castors, de Trélagot et du Bois Houta) et se dote d’une mairie et d’une église à l’architecture particulièrement remarquable.

Dès 1948
Les raffineries, quant à elles, retrouvent leur niveau de production d’avant-guerre. Les sociétés en place fusionnent régulièrement et la production ne cesse de se moderniser.

Aujourd'hui
Donges possède la deuxième raffinerie de France et est un atout majeur pour l’économie régionale, sans compter qu’elle induit 1600 emplois dans la région.